Née dans le Queens, à New York, et élevée dans ce quartier
durant son adolescence, Lucy Liu est aujourd'hui indissociable de Ling
Woo, le dragon procédurier de la série culte "Ally McBeal". Le début de
la gloire pour cette artiste aux multiples facettes : après des études à
l'Université de New York, Lucy Liu sort diplômée en culture et langues
orientales de l'université de Michigan.
Outre le fait qu'elle soit bilingue anglais/mandarin, la
belle pratique couramment les arts martiaux (dont le très pointu
kali-eskrima-silat... toute info complémentaire sera la bienvenue),
l'accordéon (!) et surtout la photographie. Dans ce domaine, le talent de Lucy
Liu est reconnu depuis belle lurette : en 1993, elle expose, à la Cast Iron
Gallery de SoHo, une suite de clichés baptisée "Unraveling", et qui
prend le pouls des rues de Hong Kong en s'attachant aux mains comme aux pieds
d'anonymes.
Grâce à une bourse, elle persévère en allant poursuivre son
œuvre en Chine. Il en résultera, en 1997, une seconde exposition à Venice,
Californie. C'est aussi l'époque à laquelle Lucy Liu débarque dans
l'univers de la fantasque
Calista Flockhart. Avant cette date fatidique, ses apparitions aussi
bien télévisées que cinématographiques ne sont guère marquantes : côté cinéma,
elle débute en prostituée dans Bang (inédit de 1995), puis on entrevoit son
minois dans Guy, un drame inédit de Michael Lindsay-Hogg, Jerry Maguire alias
Tom Cruise, City of crime, honnête polar avec Harvey Keitel, et la
comédie noire sur fond de drogue Gridlock'd. Même traitement sur le petit écran,
où la comédienne ne fait que passer dans les séries "Beverly Hills", "X-Files",
"La loi de Los Angeles", "Nash Bridges" et "Hercule", si
l'on excepte en 1994 trois épisodes d'"Urgences"
où elle incarne avec une belle vérité une mère dont le fils est atteint du sida.
Depuis 1997, donc, le destin sourit enfin à Lucy Liu :
maîtresse-femme fondante sous la carapace odieuse, son personnage provocateur
débarque dans la seconde saison d'"Ally
McBeal" et embobine producteurs (elle accède très vite au cercle des
piliers de la série), public et critiques (nomination à l'Emmy Award,
Prix d'interprétation collectif SAG en 1999). Au cinéma, sa carrière commence
également à décoller, surtout avec sa composition de foldingue dominatrix,
maltraitant goulûment Mel Gibson et tous les mâles de l'excellent Payback.
On l'a revue ensuite (en vendeuse de peluches dans l'une des
dernières scènes du mésestimé Jugé coupable, de Clint Eastwood, en
auto-stoppeuse sur le bord de la route des Adversaires, et en guest-star (la
girlfriend du héros) du larmoyant Molly. Ne lui manque qu'un rôle à la mesure de
son potentiel comico-pince sans rire : passons sur la princesse Pei Pei, pour
laquelle Jackie Chan saccage les saloons dans Shanghaï kid, et misons sur
son talent pour dynamiter les aventures de Charlie et ses drôles de dames.
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Je suis perdu sur une île déserte avec Tia Carrere et Lucy Liu. Seule celle qui me fera le plus jouir survivra, et la compétition va durer 3 jours, après la perdante n'aura plus d'eau douce. Reste à imaginer ce que ces deux beautés vont me faire pour l'emporter...ma bite en est déjà toute dressée.