Elle passe son enfance en région parisienne avec ses neuf
frères et soeurs à Grigny dans l'Essonne. Elle ne parle pas trop de sa mère,
cela pour éviter d'en dire du mal. Celle-ci était témoin de Jéhova, et
annonçait régulièrement la fin du monde, ce qui traumatisa ses enfants. Sandrine
fut confrontée à une scolarité difficile, et s'inscrivit à un CAP coiffure,
histoire de faire quelque chose de sa vie.
Par hasard, elle se retrouve à participer en tant que
figurante à la Boum 2 ainsi qu'au film "Les sous doués en vacances".
Quelques temps plus tard, deux de ses soeurs repèrent une petite annonce dans
France Soir pour un casting. Elle se fait remarquer par le réalisateur himself,
qui n'est autre que Maurice Pialat. Le film n'aura finalement pas lieu mais
Pialat ne l'oublie pas et la rappelle, et lui offre son premier rôle dans "A
nos amours", ce qui lui vaudra le césar du meilleure espoir féminin. La
carrière de Sandrine est lancée, et les propositions se multiplient.
Elle enchaîne ensuite deux films de Marc Angelo, un polar
avec "Tir à vue" et une comédie romantique avec "Le meilleur de la vie"
en 1985. La même année, elle retrouve Maurice Pialat pour "Police". C'est
Agnès Varda qui lui offre un de ses plus beaux rôles, celui de Mona la rebelle
dans "Sans toi ni loi", ce qui lui vaudra le César de la meilleure
actrice. Elle tourne ensuite pour les plus grands ; Jacques Doillon, Claude
Sautet, Patrice Leconte.
En 1987, elle fait partie de la distribution de "Sous le
soleil de Satan", de Maurice Pialat, film polémique qui recevra la Palme
d'Or au festival de Cannes. En 1993, Jacques Rivette lui offre le rôle de
Jeannes la Pucelle, et en 1995, Claude Chabrol lui propose de jouer dans "La
cérémonie". Elle fit une très bonne interprétation de "Mademoiselle"
avec Jacques Gamblin. Elle vit avec William Hurt, acteur lui aussi, depuis 1991.
Ils ont eu ensemble un petite fille, Jeanne.
|
Sandrine, je t'aime.
Avec Lauren Bacall, les Américains avaient "the look" (le regard), avec toi on a en France, LE sourire. C'est LE sourire du cinéma français, et je défie n'importe quel mec qui n'est pas pédé de lui résister. D'ailleurs la notice rappelle qu'elle a vécu pendant 10 ans avec William Hurt, qui a fait mouiller des générations d'adolescentes pré et post-pubères. Y a plein de mannequins sublimes à Holywood, des tas de starlettes toutes prêtes à ... tout pour un W. Hurt. Mais ça n'existe pas, les seins siliconés et toutes ces conneries, à côté d'un sourire de Bonnaire.
Elle est complexée par sa gueule (elle l'a dit souvent, en particulier son nez, etc.), mais elle a eu l'intelligence de ne toucher à rien. Elle a raison, ce serait un crime de toucher quoi que ce soit dans la merveille de la nature qu'elle est. Tout ce qu'on voit d'autre : ses mains, ses pieds, ses jambes, ses épaules, ses fesses, ses seins, etc.
Et soyons sérieux : quand on lui fait un cunnilingus avant de la prendre en levrette, est-ce qu'on n'a pas autre chose à s'occuper que de regarder son nez ?