Fille de peintres bohèmes, Nathalie Baye, enfant
dyslexique, abandonne ses études à 14 ans pour intégrer une école de danse à
Monaco. A 17 ans, elle part à New York compléter sa formation dans les ballets
russes. Mais à son retour, elle s'oriente vers le théâtre, et entre au Cours
Simon puis au Conservatoire. En 1972, alors que Faustine et le bel
été marque sa première apparition au cinéma, elle fait une rencontre décisive,
celle de François Truffaut, qui lui offre le rôle de la scripte dans La Nuit
américaine. Preuve de la confiance que lui accorde le maître de la Nouvelle
Vague, elle prête sa voix à l'énigmatique standardiste de L'Homme qui aimait
les femmes et, surtout, donne la réplique au cinéaste dans un ses de films
les plus personnels, La Chambre verte (1978). Nathalie Baye travaille
très tôt avec deux autres grands réalisateurs : Pialat (La Gueule ouverte,
1974) et Godard. Celui-ci la dirige dans Sauve qui peut la vie, qui lui vaut le
César du Meilleur second rôle en 1981, récompense qu'elle décrochera
l'année suivante pour Une étrange affaire. Aux suffrages des cinéphiles viennent
s'ajouter ceux du grand public, qui s'identifie à cette comédienne discrète au
sourire charmeur, jouant les profs chez Tavernier (Une semaine de vacances,
1980) et les Provinciales chez Goretta. A l'affiche de deux succès de
1982, Le Retour de Martin Guerre et La Balance, elle décroche,
pour sa composition de prostituée dans le film de Bob Swaim, le César de la
Meilleure actrice en 1983. Si le mélo J'ai épousé une ombre asseoit son
statut de star, elle n'en continue pas moins de tourner avec les rois de la
déconstruction Blier (Notre histoire) et Godard (Détective).
Moins présente sur les écrans à partir de la fin des années
80, Baye trouve en 1990 un de ses plus beaux rôles, celui d'une mère divorcée
qui perd pied, dans le premier film de Nicole Garcia Un week-end sur deux.
En 1999, année-charnière, elle retrouve les faveurs des spectateurs en
interprétant une des esthéticiennes du très couru Vénus beauté de Tonie
Marshall et obtient le Prix d'interprétation à Venise pour Une Liaison
Pornographique. Redevenue une actrice de premier plan, elle est choisie par
Spielberg pour incarner la mère de DiCaprio dans Arrête-moi si tu peux
(2002). Longtemps abonnée aux rôles de femme raisonnable, la comédienne n'hésite
plus à laisser libre cours à sa fantaisie (Ca ira mieux demain, L'Un
reste, l'autre part). Politicienne sans scrupules pour Chabrol (La Fleur
du mal), Nathalie Baye, très sollicitée par les cinéastes de la jeune
génération, incarne au contraire des femmes vulnérables pour Noémie Lvovsky (Les
Sentiments), Thierry Klifa (Une vie à t'attendre) ou encore Xavier
Beauvois (Le Petit lieutenant, 2005).
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quel magnifique cul blanc, comme j,aimerai le humer