Fille d'un avocat, elle fait des études classiques. Après le
bac, elle suit des cours de théâtre, puis, à vingt ans entre au Conservatoire
chez Antoine Vitez. Elle rencontre Claude Sainval, directeur de la Comédie
des Champs Elysées, qui lui confie son premier grand rôle dans "La Valse
des toréadors" (1974) avec
Louis de Funès et
devant Jean Anouilh, l'auteur de la pièce.
Grâce à ce rôle, les propositions deviennent plus nombreuses
et elle fait ses débuts à la télévision en 1975 puis au cinéma en 1976 avec
Georges Lautner dans un film sans autre intérêt que de la faire découvrir aux
coté de Pierre Richard.
Après une interprétation toute en finesse dans "la
Dentellière"(1977) et quelques petits rôles, elle rencontre Alain Resnais en
1981, alors qu'elle joue au théâtre Patte-Mouille, une pièce de son mari Michel
Lengliney. Resnais va donner un tournant décisif à sa carrière en lui confiant
un des personnages de "La vie est un roman" en 1983. Dans ce film assez
étrange, elle sait tirer son épingle du jeu au milieu de comédiens chevronnés (Pierre
Arditi, Vittorio
Gassman,
Ruggero Raimondi,
Fanny Ardant,
Geraldine Chaplin,
André Dussollier) mais qui paraissent un peu figés en comparaison de ses
yeux pétillants et de sa voix douce.
Sabine Azéma, sollicitée par
Bertrand Tavernier à deux reprises (Un dimanche à la campagne en 1984 et La
Vie et rien d'autre en 1989), touche à tous les genres. Aussi à l'aise dans les
comédies (Le Bonheur est dans le pré, La Bûche,
Tanguy) que dans un registre
plus grave (La Chambre des officiers de François Dupeyron), ses apparitions sont
relativement rares, un film par an en moyenne, mais elle s'impose comme l'une
des comédiennes françaises les plus talentueuses. Ce talent est particulièrement
mis en valeur dans
Smoking../.. No smoking où elle interprète cinq personnages
très différents, du plus cultivé au plus frustre, dans des compositions très
accomplies.
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se vider dans sa bouche doit être sympa au fait toujours pas de Sabine Quindou...